A
n d r é G A R D I N
"Si,
contrairement à la photographie
qui
est un document du réel,
la
peinture est une appréciation du réel.
L'homme
en attend bien plutôt un réconfort
pour
alimenter l'un des moteurs essentiel de la vie;
l'Espoir."
propos d'André Gardin recueillis dans son livre "Lettres aux profanes"
André
GARDIN, né à Saint James en
1918 a toujours souhaité dessiner.
Après ses études secondaires au collège
d'Avranches, il voulut apprendre l'architecture, il s'inscrit donc en 1937 à
l'atelier Lemaresquier à Paris. Mais voici la guerre, il est mobilisé.
Cependant
en septembre 1940, lors de la réorganisation de l'armée en zone libre il a
l'opportunité d'être chargé par le colonel Radel et le lieutenant colonel
Deygas de nombreux travaux de décoration prévus dans la caserne de Montluçon
où leur régiment avait été logé.
Entré
aux Beaux-Arts de Rennes, section peinture en novembre 1941, il en ressort
rapidement avec une connaissance de la technique qu'il approfondira seul.
En
1943, il se marie, rappelé à Cherbourg en 1944, il dessine et annote.
La Nature est là, il la transpose
selon ses sentiments et ses inspirations.
cliquez ici pour d'autres gouaches des environs de Cherbourg
Puis envoyé à Avignon en 1945, il peint beaucoup sur les bords de la Durance et du Rhône.
En
1946, il rencontre Monsieur A. OSMOND qui prépare son livre :
« En flânant dans les rues d’une petite ville »
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C’est avec minutie qu’il dessine alors les rues et les monuments d’Avranches. Quatorze dessins à la plume illustrent ce livre d’histoire locale qui fut achevé d’imprimer le 7 juin 1948. |
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Quelques gravures du livre |
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Dès lors, il participe à tous les salons locaux |
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Il
participe au Salon d’hiver de Paris,
Il
est admis au salon des Artistes Français
Dont
parrainé par Jacques SIMON, il devient sociétaire en 1950.
Il
commence à être connu et apprécié, encouragé, conseillé et récompensé :
1er
prix de peinture au Salon des Artistes Bas-normands en 1949,
Prix du salon de la marine en 1951.
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Mais
son amour de la langue française est là, ainsi que son goût pour
l'architecture, il décide donc de faire un ouvrage sur le Mont Saint Michel. La
grosse difficulté était de réunir les fonds. Aidé de la
Société d'Archéologie d’Avranches et de Mortain ainsi que de la Société
Littéraire et Artistique. "l'Histoire
Illustrée du Mont Saint Michel" |
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accompagné
de "Images
du Mont Saint Michel" (8
lithographies) Remporte
un vif succès.
Ce
livre préfacé par Daniel Rops lui vaut
le prix Kalstner Boursault de l'Académie
Française.
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Après
la description pittoresque des côtes de Granville au Mont puis du Mont à
Cancale, André Gardin nous invite à retrouver l’image perdue de la
baie au long des siècles, sans oublier d’évoquer les phases essentielles de
la conquête Romaine dans la région de la baie, la particularité et les
dangers de ce site.
Nous
y trouvons une superbe description de la tangue
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En
1953,
André
GARDIN illustre le programme
De
« L’Arlésienne »
A Avranches
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André
Gardin partage alors son temps entre la littérature et la peinture.
Passant tous ses étés dans une maison de
famille prés de
Clermont-Ferrand il peint aussi l'Auvergne et expose à Issoire.
En
1953.
dans
" Auvergne Terre des Contrastes "
André
GARDIN évoque et dessine les paysages typiques,
la
vie rurale et les caractéristiques
des villages Auvergnats.
L'impression
est confiée à l'imprimerie de Bussac à
Clermont
Ferrand, sur un papier Johannot en tirage limité dans la collection
" le Cercle des Bibliophiles ".
« Voici la saison des gros travaux, celle des fortes
chaleurs ordinairement tempérées par la fraîcheur des soirs
et des vents capiteux portant sur les espaces
découverts l’odeur tenace des foins »
Un extrait du carnet de croquis
Une page du livre
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« …Les
moutons sont gardés par
ces bergers à l’ample limousine
dont l’imagerie populaire
a gravé complaisamment la
silhouette patriarcale… »
A.G.
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« ……la paysanne à ses loisirs confectionne des chapelets……. ». A.G. |
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Voici
quelques lettres de Jacques SIMON
Qui montrent bien l’estime qu’il avait pour André GARDIN
17 12 1956
Mon cher ami
Je vous ai attendu vous et quelques unes de
vos études et des conseils tout prêts que je résume.
Renoncer à ce que la photo fait mieux que la copie.
Simplifier plus que les photographes qui ne mettent pas au point.
1 Avoir une idée sur le sujet.
2 Noter vite cette idée car elle est fuyante
(format timbre poste).
3 exécuter avec cette note sous les yeux car
on l'oublierait vite à cause des détails qui vous sollicitent.
Veuillez y réfléchir et essayer.
Je ne crois pas radoter.
Je vous envoie " Poèmes ".
Quand Hervé aura fait des cartons, il vous en donnera un.
Je
mets de côté un " Musées " ce serait trop inégal dans le paquet.
Ci
joint mes vœux.
Jacques Simon
01 06 1955
Mon cher ami
merci de votre souscription; si je fais un Avranches1
je vous l’offrirai.
Ca ne va pas vite, je suis obligé de faire apporter et
remporter
les pierres au lieu de rester tranquille à lire les
livres des autres.
J'ai
vu « Avranches » au salon; nos volumes voisinent.
Vous
avez bien fait de ne pas envoyer pour envoyer.
Et
puis Coutances vous tient serré et l' Auvergne vous attend.
de
Bussac acceptera t ' il de me reproduire dessins
et aquarelles ?
J'arriverai
après le 14 juillet, serez vous encore normands ?
Hommages
et amitiés.
Jacques
Simon.
1
Jacques
Simon fit également un petit livre sur Avranches.
A
toutes mes questions ; Quel était votre procédé de travail? Qu'appelle t on
lithographie? Avez vous encore des pierres d'André Gardin ?
je
faisais allusion à cette lettre que Jacques Simon adressa à André Gardin
le 1 er
juin 1955.
Monsieur de Bussac me répondit ceci : cliquez ici pour lire la technique de gravure
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"Coutances
diptyque du Cotentin" et
"Avranches
et son destin" ces
deux livres sortis en 1954 et 1955 furent
récompensés par le
prix Montyon de l'Académie française et par
le prix de littérature Régionaliste de l'Académie des Sciences et des Lettres de Rouen. |
"
Avranches et son Destin "
n'est
pas un livre
d'histoire
ni une
sorte
de guide
touristique
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C'est
plutôt comme un « bibelot » qui serait
un
témoin imagé du
charme
de nos sites,
de
nos quartiers, de nos rues, de nos monuments, voire de nos promenades. |
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En
1958, dans son livre « Lettres
au Profane »André GARDIN, nous
explique sa conception de l’art. « Pour
devenir artiste, il est nécessaire d’ânonner le solfège de la représentation
graphique des choses où des principes de leur schématisation décorative,
en se servant d’un instrument passe-partout : le dessin
monochrome. Un
peu plus tard l’apprenti sera admis à dessiner en couleurs »
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André Gardin se rendait sur les lieux d'activités muni de son carnet de croquis
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Il relève les moindres détails, les habits, les positions dans le but de réaliser une huile dans son atelier la plus proche possible de l’atmosphère qu’il ressentait. |
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C’est en pleine carrière,
en plein succès,
le 3 avril 1959,
alors qu’il peignait une fresque très originale au syndicat d’initiative d’Avranches,
qu’il fit une chute.
Très
affaibli, André GARDIN s’efforce de conserver
les grandes traditions d’un métier qu’il aime passionnément, mais ne fréquente
plus les salons.
« Mais
pour lui, les ciels sont des ciels et avec quel « Art » sait il
tourmenter les formes et les couleurs des nuages aux alentours de la baie ».
Document réalisé par Michèle Gervais
Propriété des Antiquités Saint Martin
50300 Avranches
tel : 02.33.68.35.16
gardin@antiquites-st-martin.com
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